Sortir de sa zone de confort pour évoluer ? Oui, mais pas n’importe comment

comment sortir de sa zone de confort

Seriez-vous d’accord pour faire un exercice avec moi ? Ne vous inquiétez pas, ça sera vite fait.

Prête ? Essayez de faire le grand écart. Quand ça commence à tirer, tenez votre position quelques secondes. Allez-y, j’attends.

Ça y est ? Comment ça s’est passé ? Qu’avez-vous ressenti ? Un inconfort ? De la douleur ?

Rien du tout ? Alors, vous êtes très souple.

Ou vous n’avez pas joué le jeu. Ce n’est pas grave. J’avoue que moi non plus. Toutes les deux, nous sommes restées bien tranquilles dans notre zone de confort.

Rien de mal à rester dans cet endroit. Après tout, on y est bien. Cela devient un problème que si l’on y passe tout son temps. Parce que dans la vie la capacité à supporter l’inconfort, détermine nos chances de succès.

Voici les trois zones où on passe toute notre vie :

  1. La zone de confort : on y est bien, mais on y apprend rien
  2. La zone de challenge, on ressent un inconfort, mais on grandit
  3. La zone de panique : on perd le contrôle et on… panique

Tout ce que vous désirez se trouve dans votre zone de challenge.

Les pêcheurs n’attrapent pas de poissons dans les ports

Imaginez un port.

Vous êtes à quai. L’eau est calme. Il fait beau. Vous regardez le ciel depuis le fond de votre barque. Vous êtes bien installée. Dans votre zone de confort. Tellement bien, que vous vous endormez.

Vous vous réveillez en sursaut. Le soleil est déjà haut. Vous avez faim. C‘est toujours la faim qui pousse hors de la zone de confort. Vous mangeriez bien un poisson. Mais pour cela, il faut prendre le large. Là où la mer est profonde. Dans la zone de challenge.

Dans cette zone, la navigation demande de la concentration. Vous êtes éveillée, alerte. Vivante. Votre cœur bat plus vite. Vous gardez un œil sur le port et l’autre sur votre gouvernail. Petit à petit, vous prenez du plaisir. L’air du large est grisant.

Mais si vous vous éloignez trop, vous entrez dans la zone de panique. Là, il y a des récifs, des tourbillons, la navigation y est difficile.

Vous savez que vous y êtes quand le stress vous submerge. La peur vous paralyse. Vous transpirez, vos mains tremblent, vous avez des vertiges. Cette zone est dangereuse. Parce qu’une mauvaise expérience peut vous traumatiser et détruire votre confiance en vous.

Dans une journée idéale, on fait de nombreux va-et-vient entre la zone de confort et la zone de challenge. Le confort n’est pas un ennemi. Avoir une base de repli, c’est important. Dans notre zone de confort, on se régénère, on se nourrit.

Mais s’il veut attraper des poissons, un pêcheur doit sortir en mer. De la même manière, pour évoluer et obtenir quelque chose, une personne devra sortir de son cocon.

Comment savoir qu’on entre dans sa zone de challenge ?

C’est facile. Dès qu’on ressent un mélange de peur et d’excitation. Les situations varient d’une personne à l’autre, mais souvent cet inconfort se manifeste quand on :

  • fait quelque chose pour la première fois ;
  • lance un nouveau projet ;
  • voyage ;
  • propose une nouvelle idée ;
  • prend la parole dans un groupe ;
  • interagit avec des inconnus ;
  • apprend une nouvelle compétence ;
  • sort de sa routine.

Toutes ces activités ont à la clé un bénéfice potentiel. Elles offrent une occasion de grandir, de vous améliorer, de vous faire des amis, de rencontrer vos clients, de mettre en avant vos compétences, d’avoir de nouvelles idées, etc.

Trop de confort ?

Ces signes indiquent que peut être, vous passez trop de temps dans votre zone de confort :

  • vous vous ennuyez ;
  • vous ressentez de la frustration ;
  • vous êtes démotivée ;
  • vous n’évoluez plus ;
  • vous avez de la peine à vous concentrer ;
  • vous rêvez au lieu d’agir ;
  • vous vous plaignez beaucoup.

Il est temps de partir à la conquête de nouveaux horizons. Mais pour cela, choisissez la bonne méthode.

Se jeter à l’eau ?

L’expression « se jeter à l’eau » me rappelle un souvenir d’enfance.

Ça se passait pendant un cours de natation à l’école. On avait sept ou huit ans. Un de mes camarades de classe, plus timide que les autres, hésitait à entrer dans la piscine.

Le prof est arrivé derrière lui, l’a soulevé par surprise et l’a jeté au milieu du bassin.

Inutile de dire que ce garçon n’a jamais appris à nager.

Il a des gens avec qui cette méthode fonctionne. Jetez-vous à l’eau, si c’est dans votre caractère. Mais si vous êtes comme moi, ne vous faites pas violence. Ce n’est pas nécessaire.

Faites-vous « bienveillance ». La douceur marche à merveille. Il ne s’agit pas de s’endurcir, de se crisper, mais au contraire de se détendre. De transformer peu à peu l’inconfort en confort.

En faisant de petites sorties en mer. En apprenant à votre rythme. Par étapes. Vous prendrez confiance. Vous serez à l’aise dans des endroits, des situations, qui avant vous rendaient nerveuse.

De retour au port, vous aurez la tête pleine de poissons colorés. Et une seule envie : y retourner.

Et si aujourd’hui vous sortiez un peu de vos limites ? Là où votre votre cœur bat plus vite. Chiche ! Revenez ensuite nous en parler. Votre exemple nous encouragera toutes à sortir plus souvent de notre zone de confort et à grandir.

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~~ Nathalie

Crédit photographique : Rob Boudon sur Flickr.
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